Histoire
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1) le courant volkisch

Les acteurs
H Blavatsky
Guido von List
J Lanz von Liebenfels
Rudolf von Sebottendorf
Otto Rahn
Herman Wirth
Karl Maria Wiligut
D Eckart
 

2) Les sources occultes

3) les lieux communs

4) une démarche réactionnaire

5) une démarche identitaire

6) une démarche scientifico-religieuse

7) une démarche démiurgique

8) Une démarche fusionnelle

 

Une démarche scientifico-religieuse

 

Ce qui contribue assez largement à l'impression pénible d'un salmigondis théorique quand on aborde les assises idéologiques du nazisme tient évidemment à la coexistence, au même plan, de références et ambitions scientifiques et d'appétences religieuses ou au moins d'une dénégation romantique de tout rationalisme.

Le nazisme c'est, à la fois, la référence à la biologie, l'utilisation chaque fois que possible de la référence à Darwin, que l'on retrouvera dans la place et les expériences des médecins dans les camps, mais aussi dans la tentative désespérée de trouver au mythe arien des preuves rigoureuses (Ahnenerbe) qui coexistent sans réelles contradictions apparentes avec les délires irrationnels les plus patents.

C'est aussi, cette capacité forte de ritualiser son histoire dans de grandes cérémonies toutes conçues pour enivrer les foules. Les congrès à Nuremberg, par exemple, organisés en journées successives, où sont présentés les SA et SS, les jeunes, les travailleurs donnent ainsi lieu à des rituels successifs où le religieux manifestement inspire l'ordonnancement :

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- la présentation des SA et SS qui débute par l'hommage aux morts (Totenehrung) où l'on voit le Führen, ico accompagné de Himmler et Lutze. parcourir lentement le large chemin en granit qui sépare la tribune du hall d'honneur avant de saluer les morts

- la Blutfahnenweihe (« consécration du drapeau de sang »), les nouveaux drapeaux des unités de la SA et de la SS étaient consacrés par le toucher avec la Blutfahne.

Ce fut manifestement habileté politique que de comprendre que ce vieux pays religieux divisé, que ce vieux pays militaire défait, ne pouvait être séduit que par des promesses de reconquête certes mais surtout par une organisation forte qui restaurerait ce que la chute de l'empire avait fait perdre. Mais il faut bien comprendre qu'elle se donna en même temps les allures messianiques d'un ordre religieux chargé d'accomplir une promesse millénaire.

Il est vraisemblable que le passage à l'acte du génocide aura été facilité par cette dimension mystico-religieuse, même si elle ne suffit pas à en rendre compte totalement.

 

1) l'article en allemand

2) Le matin des magiciens, 1960

voir l'inénarrable Bergier dans une ITV de 59

3) Adolf Hitler, Mein Kampf, Nouvelles Éditions latines, Paris, 1934, p. 448

4) on retrouvera d'ailleurs ce type de démarche chez Heidegger qui cherchera en remontant au delà de Platon chez les pré-socratiques pour revenir à ce moment crucial de l'oubli de l'Etre.

5) dont le Triomphe de la volonté de L Riefenstahl est une illustration flagrante.

6)

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souvenons-nous à cet égard de ce que Finkielstein énonçait à propos des partis politiques sous la Ve qui se voient progressivement dépossédés de tous leurs attributs pour ne demeurer plus que des machines électorales :

7) Goebbels au chef d'orchestre W Furtwangler (11.04.1933)
lire sur la question

 

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